A DAVID LYNCH MOMENT

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 15:23

Votre vérité. Pas la mienne.




Madame rêve d'atomiseurs et de cylindres si longs qu'ils sont les seuls qui la remplissent de bonheur.
Madame rêve d'artifices, des formes oblongues et de totems qui la punissent.


Rêve d'archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles.




D'un amour qui la flingue. D'une fusée qui l'épingle
Au ciel - Au ciel.


(..)


On est loin des amours de loin. On est loin des amours de loin. On est loin.




Madame rêve ad libitum comme si c'était tout comme dans les prières qui emprisonnent et vous libèrent.
Madame rêve d'apesanteur, des heures des heures, de voltige à plusieurs.


Rêve de fougères, de foudres et de guerres, à faire et à refaire.



D'un amour qui la flingue. D'une fusée qui l'épingle
Au ciel - Au ciel.




__________________




On ne hâte pas l'évidence.
(Mais est-ce que l'évidence s'amuserait à nous hâter ? )





__________________



Elle s'évertue A perdre sa vertu. Depuis le début Elle est éperdue. Elle est tellement nue, Qu'elle en éternue.. Depuis le début, Elle était perdue.




Votre vérité. Pas la mienne.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 16:50

<< J'ai des idées noires, des idées bizarres. Du genre qui arrive par inadvertance. Je n'ai plus ni idée fixe, ni raisonnable, juste la passion du Risque. De l'amour noir. Ce que j'voudrais, vraiment et surtout, c'est qu'tu changes ma vie, que tu m'rendes un peu tarée, à faire crever d'ennui ceux qui cachent leur ennui comme on cache des bijoux. J'ai des goûts divers, pervers, ou parfois le goût de Rien.. Et que le monde tourne à l'endroit, ou pas, peu importe.. Moi, je voudrais que tu m'aimes, que tu m'fasses du chagrin. Que tu me fasses pleurer comme un chien. Je voudrais qu'tu m'abandonnes, le cafard entre les reins, que tu bouscules ma vie, que plus rien n'y tienne, que tout soit dans la nuit comme à l'heure où les loups sortent, où l'on peut sortir de son ennui. Je veux t'aimer en amour fou, et que tu m'aimes en amour noir. >>

# Posté le mardi 18 novembre 2008 12:17

PARIS. Où il fait Noël toute l'année.

PARIS. Où il fait Noël toute l'année.


Moi aussi j'te nique, je vous emmerde tous autant que vous êtes !
J'emmerde cette ville et tous ces habitants.
J'emmerde les zonards qui font la manche aux feux rouges et qui s'foutent de ma gueule dès que j'ai le dos tourné.
J'emmerde ce mec avec son chiffon qui prend un malin plaisir à saloper mon pare brise ; trouve un boulot connard !
J'emmerde les Sikhs et les Pakistanais qui conduisent à fond la caisse des taxis en ruines et qui empestent le curry par tous les pores de leur peau, tous des terroristes en puissances ; roulez moins vite putain !
J'emmerde les p'tits mecs de Chelsea avec leurs pectoraux épilés à la cire et leurs biceps gonflés aux hormones, qui se taillent des pipes dans les allées de mes parcs ou sur mes quais et que je retrouve la nuit la queue à l'air dans ma télé.
J'emmerde les épiciers Coréens avec leurs pyramides de fruits au prix du caviar, leurs tulipes et leurs roses emballées dans du plastique ; 10 ans qu'ils sont là et « toujours pas bien comprendre ».
J'emmerde les Russes de Brighton Beach, ces mafieux qui passent leur temps aux terrasses des cafés à siroter du thé dans des petits verres, en suçant des morceaux de sucres ; Toujours à chercher des combines pour leurs petits trafics ; mais rentrez dans votre putain de pays !
J'emmerde les hassidim avec leur petite calotte noire qui déambulent en permanence sur la 47e rue, dans leur costard de merde, les épaules couvertes de pellicules et qui vendent des diamants sud-africains du temps de l'apartheid.
J'emmerde les brokers de Wallstreet auto-proclamés « maîtres de l'univers », tous ces Michael Douglas alias Gordon Geko à la mords-moi-le-n½ud, qui inventent chaque jour de nouveaux moyen d'exploiter les pauvres et mieux piller la planète, tous ces enculés de chez Enron méritent d'aller en tôle jusqu'à la fin de leurs jours et d'y crever ! Et Bush et Cheney, ils n'étaient pas au courant peut-être ? Ils nous prennent vraiment pour des cons !
J'emmerde les Portoricains entassés à 20 dans leur bagnole, qui cumulent les allocs et qui nous gonflent chaque année avec leur carnaval à la con. Et alors surtout ne me branchez pas sur les Dominicains parce qu'en comparaison les Portoricains c'est des dieux.
J'emmerde les Italiens de Bensonhurst avec leurs cheveux pleins de gomina, leurs survêtements de merde en synthétique, et leur médaille de St-Antoine, qui ne peuvent pas aligner 3 mots sans brandir leur batte de baseball dédicacée et qui rêvent tous de jouer un petit rôle dans les Sopranos.
J'emmerde les vieilles friquées du Upper East Side avec leur foulard Hermès et leurs artichauts de chez Balducci à 50 dollars pièce, qui passent leur temps à se faire tirer la peau à coup de lifting, stretching et autres conneries de ce genre. C'est de l'argent foutu en l'air, tu bluffes personne chérie.
J'emmerde les blacks de Harlem, ils passent jamais un ballon, ils veulent pas jouer défensif, ils font systématiquement 5 pas avant de tirer et quand ils loupent le panier, ils se retournent en hurlants que tous ça c'est la faute des blancs ; l'esclavage a été aboli il y a exactement 137 ans, alors mettez vos putains de montres à l'heure nom de Dieu !
J'emmerde ces pourris de flics qui enculent leurs suspects avec leur matraque ou qui leur plantent 41 balles dans le corps, bien protégés derrière le mur bleu du silence. Vous trahissez notre confiance.
J'emmerde les prêtres qui tripotent les gosses innocents avant d'aller dire la messe. J'emmerde l'église qui les protège, elle qui prétend nous délivrer du mal, et pendant qu'on y est j'emmerde Jésus qui s'en est pas si mal tiré, un jour sur la croix, un week-end en enfer et la gloire éternelle avec les anges qui lui chantent de beau cantiques. Mais vas y toi passer 7 ans à la prison d'Otisville Jésus !
Et j'emmerde Oussama Ben Laden, Al Qaïda, ces hommes des cavernes et tous les connards intégristes où qu'ils se trouvent. Au nom des milliers d'innocents massacrés, je prie pour que vous cramiez en enfer pour l'éternité dans une carlingue d'avion en flammes, vous et vos 72 putes. Avec vos torchons sur la tête vous êtes tout juste digne de baiser mon royal cul d'Irlandais.
J'emmerde Jakob Elinsky geignard frustré, j'emmerde Francis Xavier Slaughtery, mon meilleur ami, qui me juge en matant le cul de ma femme. J'emmerde Naturelle Riviera, je lui avais donné ma confiance et elle m'a poignardé dans le dos. Je vais passer 7 ans en cabane à cause de cette salope. J'emmerde mon père, veuf inconsolable qui passe sa vie derrière son bar à siroter de l'eau gazeuse et à vendre du whisky aux pompiers en acclamant les New York Yankees.
J'emmerde cette ville et tout ces habitants. Des pavillons d'Astoria aux terrasses de Park Avenue, des logements sociaux du Bronx aux lofts de Soho, des meublés d'Alphabet City aux immeubles en pierres de tailles de Park Slope aux duplex de Staten Island, qu'un tremblement de terre les rase, que des incendies les réduisent en cendres et que le niveau des eaux monte jusqu'à engloutir toute cette ville et tous les rats qui s'y terrent.

Non, non je t'emmerde toi, Mongomery Brogan. Tu avais toutes les cartes en mains et tu t'es démerdé pour tout foutre en l'air.

La 25e heure, Monty Brogan

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 16:15

Modifié le mercredi 23 décembre 2009 08:32

J't'ai raconté mes voyages en Europe Occidentale?{ Cigares et sacs en cuir. Les orgueilleuses }

J't'ai raconté mes voyages en Europe Occidentale?{ Cigares et sacs en cuir. Les orgueilleuses }
« Je m'en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout mais je pars. »

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 08:00

Modifié le mercredi 23 décembre 2009 08:34




I carry your heart with me; I carry it in my heart.
I am never without it; anywhere I go you go, my dear;
And whatever is done by only me is your doing, my darling.
I fear no fate for you are my fate, my sweet.
I want no world for beautiful you are my world, my true.
And it's you are whatever a moon has always meant,
And whatever a sun will always sing is you.

Here is the deepest secret nobody knows,
Here is the root of the root and the bud of the bud,
And the sky of the sky of a tree called life;
Which grows higher than the soul can hope or mind can hide
And this is the wonder that's keeping the stars apart..

I carry your heart; I carry it in my heart.

E.E. Cummings

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 14:10

Modifié le samedi 04 octobre 2008 16:33

Samedi, on dort dans le TRAM.

Samedi,  on dort dans le TRAM.
Je connais un mec, un érotomane. Il veut me vendre au Lengshuihe pour qlq milliers. Il est hypocondriaque. Je lui fais la gueule parce que quand je lui fais la gueule (il n'aime pas que je lui fasse la gueule); il réagit. Réagir, quel verbe merveilleux. Ce type là, il peut diviser par zéro, il peut faire mes nuits toutes blanches, il peut écrire des poèmes comme Verlaine, il peut citer du Beigbeder et me chanter du Balavoine. Il est beau beau beau, et un jour à force d'entasser tant de beauté, ce ne sera plus qu'un Tas de beauté. Il dit toujours "Il faut pas que j'oublie" ou bien "Je suis coupable, je suis puni". Il fume beaucoup beaucoup. Il dit tout faire pour pas que mon coeur chavire.
Et il ne chavire pas.

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 11:29

Modifié le mardi 08 septembre 2009 15:50

Chicha bar et "Poney". Avons appris quelques insultes en Deutshlangue.

Chicha bar et "Poney".  Avons appris quelques insultes en Deutshlangue.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 05:52

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 13:54

11/o9/o1

11/o9/o1
8 h 30






Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à plein de gens, un jour ou l'autre. L'originalité de cette histoire, c'est qu'ils vont tous mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les hommes ? On ne dirait pas : ils ne se parlent pas. Ils font la gueule, comme tous ceux qui se sont levés trop tôt et mastiquent leur petit déjeuner dans une cafétéria de luxe. De temps en temps, certains prennent des photos de la vue, qui est la plus belle du monde. Derrière les immeubles carrés, la mer est ronde ; les sillages des bateaux y dessinent des formes géométriques. Même les mouettes ne vont pas aussi haut. La plupart des clients du Windows on the World ne se connaissent pas entre eux. Lorsque leurs regards se croisent par mégarde, ils raclent leur gorge et replongent illico dans les journaux. Début septembre, tôt le matin, tout le monde est de mauvaise humeur : les vacances sont terminées, il faut tenir bon jusqu'à Thanksgiving. Le ciel est bleu mais personne n'en profite.
Dans un instant, au Windows on the World, une grosse Portoricaine va se mettre à crier. Un cadre en costume cravate aura la bouche bée. « Oh my God. » Deux collègues de bureau resteront muets de stupéfaction. Un grand rouquin lâchera un « Holy shit! » La serveuse continuera de verser son thé jusqu'à ce que la tasse déborde. Il y a des secondes qui durent plus longtemps que d'autres. Comme si l'on venait d'appuyer sur la touche « Pause » d'un lecteur de DVD. Dans un instant, le temps deviendra élastique. Tous ces gens feront enfin connaissance. Dans un instant, ils seront tous cavaliers de l'Apocalypse, tous unis dans la Fin du Monde.



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61, rue des Saints-Pères 75006 Paris
Tel: 01 44 39 22 00 - Fax: 01 42 22 64 18

# Posté le jeudi 11 septembre 2008 15:00

Modifié le mardi 08 septembre 2009 15:53

CB SE BALADE EN SOUTIF DANS LES COULOIRS DE MONTESQUIEU.












La question est : Dans lesquels?

CB SE BALADE EN SOUTIF DANS LES COULOIRS DE MONTESQUIEU.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 08:02

Modifié le mercredi 23 décembre 2009 08:36